Pour chaque périmètre Natura 2000, une cartographie des habitats Natura 2000 (c'est-à-dire des milieux en voie de raréfaction à l’échelle de l’Europe est réalisée.
Le site recèle une remarquable diversité écologique liée aux variations des facteurs climatiques, édaphiques, géomorphologiques… Le site présente un ensemble varié d’écosystèmes (dunes, étangs, dépressions humides intradunales, landes, prairies et vasières de fond de baie). On y trouve quasiment tous les types de milieux littoraux présents en Bretagne.
La zone intertidale constitue une zone de transition entre le milieu maritime et le milieu terrestre. Soumise au rythme des marées, elle offre des habitats différents en fonction du cycle de la marée. A marée basse, de grandes étendues de sédiments plus ou moins grossiers découvrent : les oiseaux côtiers comme les limicoles mais également certains anatidés comme les bernaches cravant et les tadorne de belon s’y dispersent en recherche de nourriture. A marée haute, les oiseaux se regroupent en haut d’estran, en reposoir de marée haute.
On trouve sur ces zones où l’influence de l’eau salée est très importante l’habitat prioritaire « Lagunes côtières » (Eur 15 :1150).
Le site Gâvres-Quiberon est situé à un carrefour biogéographique : certains groupements végétaux ont un caractère presque méditerranéen et de nombreuses espèces végétales sont présentes en limite Nord de répartition (Pancratium maritimum par exemple). A l’inverse, d’autres espèces, plus nordiques, se rapprochent sur ce site de leur limite sud de répartition (Crambe maritima par exemple).
Cet espace est un foyer intense de spéciation (microtaxons littoraux, plantes isolées géographiquement, milieux très diversifiés).
Sur le périmètre du projet, on dénombre 19 habitats d’intérêt communautaire caractéristiques des zones littorales. |
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L’intérêt écologique majeur de ce site réside dans le fait que l’on y trouve environ 950 ha de dune grise (habitat prioritaire d’intérêt communautaire), ce qui représente environ 67 % de la surface du périmètre du projet et que l’on trouve également l’habitat prioritaire « Lagunes côtières ».
Les dépressions humides intradunales, participant à la biodiversité de cet immense massif dunaire, couvrent environ 8% du site. Elles font partie intégrante de la dune et leur gestion reste primordiale.
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