Activité touristique
La population totale des 7 communes concernées est de 19 300 habitants (recensement 1999). Elle augmente très fortement en période estivale ; le rapport entre population permanente et population totale, en été, est de l’ordre de 1 à 5 en moyenne.
Une étude de fréquentation, réalisée en 2001, a permis de dénombrer 416 300 personnes entre le 1er juillet et le 31 août 2001 sur l’ensemble du littoral de Gâvres à Quiberon.
Cette même étude de 2001 estime à 1,5/2 millions, le nombre de visiteurs annuels sur ce territoire.
L’activité touristique possède un poids socio-économique prépondérant à l’échelle du territoire littoral allant de Gâvres à Quiberon. Elle est devenue le secteur économique le plus important, faisant vivre près d’un tiers de la population permanente dans certaines communes. Les emplois créés restent cependant précaires, l’activité économique est liée à la fréquentation touristique, parfois très variable d’une année à l’autre, et l’essor touristique se fait parfois aux dépends des activités traditionnelles.
Le tourisme développe également de nombreuses activités parallèles génératrices d’emplois : voile, promenades équestres, surf…
L’attractivité du site réside dans son patrimoine naturel. Plusieurs enquêtes soulignent la primauté du site dans le choix de la destination touristique.
La préservation du site possède par conséquent un intérêt économique évident : elle assure la durabilité des activités touristiques locales. La protection de l’environnement ne va donc pas à l’encontre du développement économique de la région : au contraire, elle assure la cohérence et la solidité de la vie économique locale.
Autres activités économiques
A part le tourisme, les activités économiques permanentes sur le périmètre considéré ou à son voisinage immédiat sont l’agriculture et la conchyliculture. La pêche était jadis prospère à Etel mais a considérablement décliné.
Les communes littorales étaient autrefois des communes agricoles. Les dunes, sol pauvre, étaient utilisées par les paysans comme complément pour le pâturage du bétail. Ils y pratiquaient également l’étrepage (utilisation de la pelouse dunaire comme combustible, litière ou comme matériau de couverture) et le séchage du goémon, utilisé comme engrais ou comme combustible.
A l’heure actuelle, l’agriculture est absente à Gâvres et se maintient difficilement à Quiberon et St Pierre Quiberon.
Elle est en revanche bien présente à Erdeven, Plouharnel et surtout Plouhinec où une quinzaine d’exploitations maraîchères travaillent les terres sablonneuses sur le massif dunaire et à proximité.
Sur Erdeven, l’agriculture littorale décline, on observe un développement des friches et une conversion des terrains agricoles proches du bord de mer en terrains aménagés pour l’accueil de caravanes et habitations légères de loisirs.
D’une manière générale, le développement de la fréquentation touristique fait peser des contraintes de plus en plus lourdes sur l’agriculture, même s’il favorise le développement de gîtes ou du camping à la ferme. |
|
La conchyliculture est très présente sur le secteur de la Baie de Plouharnel. A titre d’exemple, la production d’huîtres creuses sur l’estran peut être estimée à 2000 tonnes.
Le poids économique de cette activité est indéniable s’élevant à plusieurs millions d’euros.
Le centre d’artillerie navale installé à Gâvres depuis 1830 (actuellement CELM : Centre d’Entraînement et de Lancement de Missiles) dépend de la Direction Générale de l’Armement. Employant une centaine de personnes, il effectue des essais d’artillerie ainsi que des essais de résistance au feu, pour la construction navale, civile et diverses entreprises.
La superficie du terrain militaire (classement NDm au POS) sur Gâvres est aujourd’hui de 128 ha, soit 68% de la superficie communale. Sur Plouhinec le Gerbam occupe 277 ha (massif dunaire et étangs de Kervran Kerzine). Les terrains militaires, allant de Gâvres au Magouéro (Plouhinec), appartiennent au Ministère de l’Economie et des Finances.
Il existe une servitude de tirs en bordure littorale sur les communes de Plouhinec, d’Etel, d’Erdeven et de Plouharnel, interdisant toute urbanisation.
Le CELM possède des postes d’observation le long de la côte de Gâvres à Quiberon. On compte une trentaine de postes, une dizaine d’entre eux étant « en dur » (petite guérite). Ces postes permettent d’observer le tir, de surveiller la zone afin de la sécuriser et de déterminer, par triangulation, le point d’impact du tir.
L’accès au champ de tir (c'est-à-dire au massif dunaire) du CELM est interdit et dangereux.
De nombreux autres usages ont été identifiés sur le site : chasse, plaisance, pêche à pied récréative, sports de glisse, équitation, vélos…
| En savoir plus |
Télécharger le tome 1 DOCOB (nn ko)
|
|
|
|